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La chorégraphie des nuages.

La danse est souvent représentée dans la communication visuelle par des photographies d’un spectacle avec le risque de voir le festival réduit à un geste particulier. L’autre option étant celle de constructions graphiques abstraites échappant justement à la représentation directe, mais avec l’écueil, cette fois, d’un formalisme désincarné. Pour la 32e édition le parti-pris était de prendre comme point de départ une oeuvre plastique. Cela comportait certes des risques, ceux de l’adéquation de l’oeuvre aux contraintes de la communication visuelle, mais permettait d’abord et avant tout une autre approche qui échappait aux deux écueils énoncés plus haut pour miser sur une matière sensible, une approche plastique qui traduirait l’esprit, l’odeur, la sensibilité du festival des Hivernales et du CDC. Je propose ainsi de prolonger cette approche dans les propositions qui vont suivre et qui sont pensées comme des concepts plastiques à développer sur plusieurs années.

Le nom imagé des Hivernales ouvre sur une poétique céleste ; les ciels comme vecteurs pour incarner la chorégraphie des nuages, l’atmosphère d’une saison dans tous les sens du terme.

Le logo-signe du CDC – les Hivernales pourra être le croisement d’une identité-racine et d’une identité-rhizome. Je pense qu’on est encore dans une phase de transfert du rayonnement du Festival des Hivernales vers le Centre qui incarne la permanence d'un lieu d’accueil et de formation, une plateforme d’échanges et de développement. Ainsi l'identité racine qui est encore en partie incarnée par le festival pourra peu à peu être transmise au CDC et permettre au festival de fonctionner en rhizome, de jouer complètement son rôle exploratoire.